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Une marche solidaire au profit d’EliseCare

En juillet dernier, Marie et Léa ont parcouru 500 km à pied, de Montpellier au Mourtis (dans les Pyrénées), afin d’offrir des Kits de survie aux réfugiés de Syrie. De fait, elles sont parties d’un calcul simple :

Distance à parcourir : 500 Km

Objectif de cagnotte : 5 000 €

1 kit de survie = 10 €

Donc 1 km = 10 € = 1 kit de survie envoyé en Syrie.

A l’origine de ce projet : un simple défi entre sœurs. Marie devait se rendre à Mourtis pour travailler comme animatrice en colonie de vacances et a annoncé à sa sœur pouvoir s’y rendre à pied. Ce défi humoristique s’est très vite transformé en un projet concret pour les deux sœurs. Marcher oui, mais pour une cause, une cause qui fait sens ! Elles souhaitaient toutes deux aider les réfugiés. Connaissant bien l’association, l’envie de marcher pour EliseCare s’est imposée d’elle-même.

Habituées des randonnées, c’était pourtant une toute nouvelle expérience qui les attendait : premières vacances à deux, entre sœurs, sur une longue distance. En effet, elles ont réalisé 500 km en seulement deux semaines. Cette marche solidaire leur a permis avant toute chose de renforcer le lien fraternel qui les unit, en partageant ensemble une expérience forte.

Marie et Léa ont commencé à préparer leur périple un mois et demi avant le départ : création d’une cagnotte Leetchi, recherche de sponsors, communication par mail et via les réseaux sociaux, clip de présentation etc… Sans oublier que toute cette préparation s’est faite en parallèle de leurs concours universitaires respectifs. Marie vient d’intégrer l’EM Lyon (Ecole de commerce) et Léa l’ENSP de Versailles (École Nationale Supérieure de Paysage). Elles ont réussi à réunir une belle somme en un mois !

Le voyage s’est bien passé. Elles ont fait de belles rencontres tout au long du parcours : de nombreux locaux leur ont offert leur aide. Marie a tout de même rencontré une difficulté majeure qui a rendu ce séjour unique : dès le premier jour, elle s’est blessé le pied. Mais malgré la douleur, qui l’a obsédée pendant treize jours, elle a souhaité aller au bout de l’aventure. Il n’était pas question pour elle d’abandonner, notamment de par son engagement en faveur des réfugiés. Elle a vécu cette expérience comme un dépassement de soi : elle a su transcender la douleur.

À l’arrivée, Marie et Léa se sont senties libérées et gratifiées de par l’accomplissement de leur projet.  Néanmoins, le répit fut de courte durée puisque Marie était attendue, une heure plus tard, à la colonie de vacances. Il leur a fallu plusieurs semaines pour digérer cette expérience et réaliser l’exploit physique qu’elles venaient de réaliser. « On a fait quelque chose qui avait du sens et pas juste bronzer sur la plage ! », m’explique Marie.

Elles ne seraient pas contre l’idée de recommencer mais avec objectif différent, plus grand, plus loin… Affaire à suivre !