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« Main dans la main »

Le séjour thérapeutique et solidaire

Afin d’offrir aux enfants la possibilité de se reconstruire, EliseCare prend en charge les grands traumas dans le cadre de son programme du Centre des Survivants, centre médico-psychosocial, en Irak.

Pour aller plus loin, l’association fera venir en France pour 9 jours sur place, un groupe de 20 enfants âgés de 10 à 12 ans, pris en charge et suivis par EliseCare. Ils seront accueillis par une école française partenaire du projet, avec laquelle les enfants ont des correspondances régulières.

Les enfants réfugiés choisis pour le voyage seront ceux qui se distinguent par leur capacité de résilience, naturellement leader du groupe dans le but de renforcer leurs capacités de reconstruction qu’ils transmettront ensuite naturellement à leurs camarades.

Ce séjour thérapeutique se décline en deux axes majeurs : un approfondissement thérapeutique et une rencontre solidaire avec les enfants d’une école française.

Le suivi psychologique se déroulera le matin, à travers la pratique de la thérapie par médiation équine, et l’après-midi, des ateliers artistiques en groupe permettront l’expression des traumas, afin de faire renaitre la vie et l’espoir, empêchés par les atrocités vécues. Les enfants de l’école, par la symbolique de la main tendue et de l’entraide, participeront de concert aux activités pour assurer la consolidation du lien de solidarité et de semer les graines de confiance et d’espoir au sein de cette nouvelle génération.

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet, un partenariat est passé avec la Région Ile-de-France et l’intervention de prestataires et bénévoles psychologues, traducteurs est requise.

Depuis 2011, les conflits en Syrie et en Irak ont engendré plus de 350 000 morts et conduit plus de 4 millions de personnes à fuir leur foyer. D’après l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), environ 2,9 millions de personnes sont toujours déplacées à l’intérieur de l’Irak.

Dont, 1,5 million[1] de réfugiés vivent toujours dans des logements temporaires. Un quart des personnes déplacées sont, quant à elles, dans des lieux informels, dans la rue, des squats insalubres, des centres commerciaux abandonnés, des chantiers désaffectés. Ils n’ont parfois pas accès à l’eau, à l’électricité, à la nourriture, et encore moins à l’aide médicale. Les conditions sanitaires sont très préoccupantes et l’aide psychologique manque cruellement dans tout l’Irak. De plus, l’UNICEF évoque 3, 2 millions d’Irakiens qui n’ont plus de logement et dont la moitié sont des enfants.

Parmi ces déplacés, les personnes issues des minorités ethniques ou religieuses du Moyen-Orient sont particulièrement vulnérables. Victimes de persécutions systématiques, voire de tentatives d’épuration ethnique ou religieuse, elles constituent la cible privilégiée des groupes armés extrémistes au Moyen-Orient.

Les femmes et enfants sont les premières victimes des tortures physiques, psychologiques et sexuelles.

La population éprouve un haut niveau de stress, particulièrement les enfants dont beaucoup souffrent de graves troubles du comportement, de dépression sévère, d’incontinence nocturne régulière. Nombre d’entre eux se murent dans le silence, certains s’auto mutilent, adoptent des comportements violents ou essaient d’attenter à leur jour[2]. Les séquelles physiques et psychologiques sont extrêmement nombreuses : stress post traumatique, dépressions sévères, hallucinations, schizophrénie, insomnies et multiples douleurs physiques.

Une prise en charge profonde et régulière est plus que nécessaire, elle est vitale.

[1] Selon L’UHCR

[2] Ces faits sont reportés dans le rapport « Invisible Wounds » de l’ONG Save the Children.

Lire la suite : Le centre des survivants à Qadiya et l'orphelinat de Sheikan : Les premières sessions