ÉTHIOPIE

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L’Ethiopie possède une longue tradition d’accueil des réfugiés, et elle est placée au second rang des principaux pays d’accueil des réfugiés en Afrique. Sa politique d’ouverture en matière d’asile permet un accès à l’aide humanitaire et une protection aux personnes qui cherchent refuge.

Plus de 99 % de ces réfugiés sont originaires du Soudan et du Soudan du Sud, de la Somalie et de l’Erythrée.

26 camps sur le territoire permettent d’accueillir la plupart des réfugiés.

Les ressources et les possibilités sur place restent toutefois limitées et dépendent principalement de l’aide humanitaire.

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LES VIOLENCES CONTRE LES FEMMES ET LES FILLETTES

L’Ethiopie reste l’une des sociétés les plus traditionalistes d’Afrique. L’absence d’accès aux soins de base liés à des normes patriarcales marquées rend quotidienne la violence à l’égard des femmes et à celui des fillettes.

Les mutilations sexuelles comme l’excision ou l’infibulation, le mariage forcé, l’enlèvement ou le viol sont interdits et punis. Or :

  • Selon le United Nations Population Fund (UNFPA), les Éthiopiennes sont les femmes les plus abusées au monde, y compris durant le mariage.
  • Une grande partie de la population ne considèrent pas ces pratiques comme des crimes.
  • 2 femmes sur 3 découvrent la sexualité par le viol.
  • 60% des jeunes filles violées sont mineures, et 30% ont moins de quatorze ans.
  • 70% des femmes sont excisées, que ce soit chez les musulmans, les chrétiens ou les juifs – dans certaines régions, ce taux atteint 90%.

La stigmatisation des jeunes femmes et des fillettes suite à un viol provoque le rejet de leur famille et mènent les filles abusées à vivre à la rue, et souvent d’abandonner leur bébé.

Les mutilations sexuelles signifient durant toute leur vie des douleurs menstruelles, l’incontinence, des complications durant les grossesses et à l’accouchement. S’y ajoutent des souffrances et des problèmes mentaux, émotionnels et psychosexuels.

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NOTRE IMPACT

S’ORGANISER POUR PROTÉGER LES FEMMES

En partenariat avec des ONG locales, comme le réseau Mère Thérèsa, ou les Frères de la Charité, l’association EliseCare apporte son soutien à des programmes de prise en charge des femmes victimes de violences sexuelles vulnérables à la transmission et à la contraction du VIH.

Dans les maisons des Sœurs Teresa, les jeunes filles violées qui contractent le sida et ne peuvent plus rentrer chez elles ou se faire soigner à l’hôpital, sont accueillies dans l’une de ses 22 maisons.

A terme, la mise en place d’un dispositif médical « hygiène, soin & prévention » permettra de prendre en charge les femmes et leurs enfants.

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